Justice territoriale : Fabien Verdier fait de la « justice territoriale » le thème central de sa candidature. Il défend les 235 villes sous-préfectures et leurs arrondissements, où vivent selon lui plus de 32 millions d'habitants : l'accès aux soins, aux transports, à l'école ou à l'emploi ne doit pas dépendre du lieu de résidence. Il relie cette fracture au vote Rassemblement national, qu'il dit vouloir combattre « en apportant des réponses concrètes là où la République donne le sentiment de reculer ».
Finances locales et décentralisation : son axe institutionnel principal est l'inscription de la dotation globale de fonctionnement dans la loi organique comme ressource stable des collectivités, avec une loi de finances des collectivités territoriales votée avant le budget de l'État et une DGF qui ne pourrait plus baisser d'une année sur l'autre. Il propose aussi de redéployer des services déconcentrés de l'État vers les sous-préfectures, de réformer les arrondissements et que 20 % des membres du gouvernement soient issus de maires de ces villes.
Réindustrialisation : il demande un droit à construire de 100 hectares à vocation industrielle par ville sous-préfecture, des fonds pour les friches et la modernisation du parc machines, un soutien aux TPE, PME et ETI familiales « qui ne délocalisent pas » et un sous-préfet adjoint chargé de la réindustrialisation dans chaque arrondissement. Il rappelle que les trois quarts des emplois industriels sont hors métropoles.
Santé : directeur d'hôpital de métier, il propose de supprimer les agences régionales de santé et de confier le pilotage de la santé publique aux élus. Il veut garantir un hôpital de médecine-chirurgie-obstétrique à moins de 20 à 30 kilomètres, stopper les fermetures de maternités, faciliter le recrutement de praticiens hors Union européenne, et développer téléconsultation, prévention et santé mentale de proximité.
Transports et formation : il défend « la France des TER » face à « la France des TGV », avec un plan pluriannuel d'investissement sur les lignes régionales et des abonnements abordables. Il veut implanter des formations d'ingénieurs et des cursus Bac+5 et Bac+8 dans les villes sous-préfectures pour enrayer le « renoncement aux études ».
Classes moyennes et populaires : il demande que toutes les politiques publiques soient réexaminées à leur aune, dénonce l'inflation, le coût du logement et des salaires insuffisants, et réclame des prix accessibles sur les produits essentiels et une meilleure rémunération des agriculteurs.
Sujets non traités : hormis une tribune collective de maires de villes moyennes contre la réforme des retraites (mars 2023), son corpus public ne comporte pas de position explicite sur la fiscalité nationale, l'immigration, l'Europe, le nucléaire ou les questions de société. Son engagement social le mieux documenté reste ancien : il figure parmi les premiers signataires d'un appel de 2016 en faveur de la réduction du temps de travail.