Prési2027

Europe & international · qui est pour, qui est contre ?

Fermer davantage le marché européen aux produits chinois subventionnés (voitures électriques, acier), quitte à subir des représailles

Sur les 28 candidats suivis : 21 pour, 3 neutres ou non positionnés, 4 contre.

Positions compilées depuis des sources publiques citées sous chaque candidat ; « position estimée » = déduite de la ligne du candidat ou de son parti. Méthodologie

Et toi, t'en penses quoi ?

Réponds à cette question (et aux autres) pour découvrir quel candidat te ressemble.

Faire le quiz d'affinité

Pour (21)

ÉP

Édouard PhilippeHorizons

Tout à fait pour

Face aux « millions de voitures électriques, de panneaux solaires et de batteries » chinois, il affirme en janvier 2025 « Il faut donc nous protéger », en assumant que « Cela veut dire payer plus chers des biens que nous aimons acheter ». Son programme veut « Protéger le marché européen face à la concurrence déloyale chinoise, en imposant transferts de technologie, quotas de production et joint-ventures ».

source directe

EM

Emmanuel MaurelGauche républicaine et socialiste

Tout à fait pour

Il déplore l'abandon des « instruments de défense commerciale » européens au moment où le continent « devient le premier déversoir de la surcapacité chinoise » (novembre 2025) et veut « en finir avec la mondialisation libérale » en relocalisant la production ; aucune déclaration retrouvée visant précisément les voitures électriques chinoises ou le risque de représailles.

source indirecte

FR

François RuffinDebout !

Tout à fait pour

Ruffin voit dans la hausse des exportations chinoises vers l'Union « un deuxième choc industriel majeur », qualifie de « vague mesure » la décision européenne sur les voitures électriques et veut, sur 100 produits stratégiques dont l'acier, « appliquer sans hésiter des tarifs douaniers et des quotas d'importation ».

source directe

GA

Gabriel AttalRenaissance

Tout à fait pour

Son programme veut « mettre en place des barrières commerciales claires : des taxes à l'importation ciblées sur les produits chinois vendus à perte (acier, voitures électriques, panneaux solaires) » et exclure de tous les marchés publics européens une entreprise chinoise bannie dans un pays pour subventions excessives ; la Chine est selon lui un interlocuteur avec lequel « il ne faut pas faire preuve de faiblesse ».

source directe

OF

Olivier FaureParti socialiste

Tout à fait pour

Le projet du PS adopté en juillet 2026 veut un « protectionnisme sectoriel assumé », avec des barrières douanières immédiates pour l'automobile et la sidérurgie face au dumping chinois ; dès avril 2025, le PS demandait une révision de la clause de sauvegarde sur l'acier « pour réduire le volume autorisé d'importations extra-européennes ».

source indirecte

RG

Raphaël GlucksmannPlace publique

Tout à fait pour

Le 19 mai 2026, il a voté pour la mesure européenne contre la surcapacité mondiale d'acier (contingents tarifaires et droit de douane au-delà) ; le 16 septembre 2026, au Parlement européen, il réclamait « la protection de nos usines contre le dumping chinois » et dénonçait « la capitulation choisie face à la Chine ».

source directe

BR

Bruno RetailleauLes Républicains

Plutôt pour

Le 19 mai 2026, les eurodéputés LR (François-Xavier Bellamy, Céline Imart, Isabelle Le Callennec, Nadine Morano) ont voté le règlement européen contre les effets des surcapacités mondiales sur le marché de l'acier (quotas tarifaires et droit hors quota), adopté par 606 voix contre 16. Aucune prise de position de Bruno Retailleau sur les voitures électriques chinoises n'a été trouvée.

source indirecte

DL

David LisnardNouvelle Énergie

Plutôt pour

En juin 2026, il souligne la dépendance européenne envers la Chine, qui fournit selon lui « 100 % des terres rares lourdes consommées dans l'Union », et prône « la sécurisation des chaînes critiques, le filtrage des investissements, la protection de la recherche ». Il ne s'est en revanche pas prononcé sur des droits de douane visant les voitures électriques ou l'acier chinois.

source indirecte

DB

Delphine BathoGénération Écologie

Plutôt pour

Aucune déclaration de Delphine Batho trouvée sur les voitures électriques ou l'acier chinois. Génération Écologie, pour qui « Shein n'est que la partie émergée de l'iceberg de la délocalisation massive de la consommation », juge la suspension provisoire de la plateforme « certes, un début », appelle à « aller plus loin » et défend « la relocalisation de l'économie » (novembre 2025), ce qui la place plutôt en faveur d'une protection accrue du marché européen.

source indirecte

ÉZ

Éric ZemmourReconquête

Plutôt pour

Son programme industriel de 2022 critique un marché français resté ouvert aux géants extra-européens et veut inciter consommateurs et commande publique à favoriser les fournisseurs nationaux ; le 19 mai 2026, Sarah Knafo (Reconquête) a voté le règlement européen contre les surcapacités mondiales d'acier. Aucune déclaration trouvée sur les voitures électriques chinoises.

source indirecte

FP

Florian PhilippotLes Patriotes

Plutôt pour

Le programme 2026 des Patriotes inscrit parmi ses recettes, après la sortie de l'UE, des « Droits de Douane 10% suppl. (Chine, Mercosur, etc.) » et veut un système fiscal qui « taxe la concurrence internationale déloyale d'où qu'elle vienne ». Ces droits seraient fixés par la France seule, hors du cadre européen.

source directe

JL

Jean-Luc MélenchonLa France insoumise

Plutôt pour

LFI défend un « protectionnisme solidaire » avec, à l'échelle européenne, des « hausses graduées et réfléchies de certains droits de douane » ; le 19 mai 2026, le groupe de la Gauche, dont les eurodéputés LFI, a voté à 95 % le règlement européen contre les surcapacités mondiales d'acier. Mélenchon refuse en revanche toute logique de bloc contre la Chine, d'où un accord nuancé.

source indirecte

JG

Jérôme GuedjParti socialiste

Plutôt pour

Position estimée : le projet du PS adopté en juillet 2026 prévoit des barrières douanières immédiates pour l'automobile et la sidérurgie face au dumping chinois, et Jérôme Guedj défend la réindustrialisation et la réduction des dépendances ; aucune déclaration de sa part sur ce point précis n'a été trouvée.

position estimée

JB

Juan BrancoLes Ruches

Plutôt pour

Son programme ne cite pas la Chine, mais prévoit une politique douanière nationale (il propose un référendum sur l'appartenance à l'UE) avec une « taxe à l'importation sur tout pays utilisant plus de 200mwH de charbon », la « surtaxation des filières de distribution à bas coût textiles » et une taxe kilométrique contre « l'importation de produits trop éloignés » ; il propose dans le même temps l'« Intégration aux BRICS ».

source indirecte

KB

Karim BouamraneParti socialiste

Plutôt pour

Position estimée : aucune déclaration retrouvée sur les produits chinois ; il veut relocaliser les secteurs stratégiques sans protectionnisme aveugle et protéger agriculteurs et PME face à la concurrence internationale, d'où un accord présumé modéré.

position estimée

ML

Marine Le PenRassemblement national

Plutôt pour

Le programme de Marine Le Pen veut « protéger notre économie de la concurrence déloyale et revoir les accords de libre-échange qui ne respectent pas les intérêts de la France » ; le 19 mai 2026, les eurodéputés RN, dont Jordan Bardella, ont voté le règlement européen contre les surcapacités mondiales d'acier. Aucune déclaration spécifique trouvée sur les voitures électriques chinoises.

source directe

MT

Marine TondelierLes Écologistes

Plutôt pour

Position estimée : aucune déclaration de Tondelier trouvée sur les voitures électriques ou l'acier chinois. Le projet des Écologistes fait de la renégociation des accords commerciaux nuisibles à l'environnement et au droit du travail une priorité et veut renforcer la souveraineté européenne, ce qui va plutôt dans le sens d'une protection accrue du marché européen, sans indication sur le risque de représailles.

position estimée

ND

Nicolas Dupont-AignanDebout la France

Plutôt pour

Il dénonce « des exportations chinoises largement subventionnées par Pékin » et reproche à l'UE sa passivité : « Ce qu'ils ont fait avec les panneaux solaires, ils le font aujourd'hui avec les voitures électriques, et l'Union européenne se couche. » (JDNews, février 2026). Il prône un « protectionnisme intelligent », qu'il entend appliquer depuis la France après une sortie de l'UE. Il entend toutefois appliquer ce protectionnisme depuis la France, après une sortie de l'Union européenne, plutôt qu'à l'échelle européenne.

source directe

SR

Ségolène RoyalParti socialiste

Plutôt pour

Position estimée : le projet du PS adopté en juillet 2026 prévoit des barrières douanières pour l'automobile et la sidérurgie face au dumping chinois ; aucune prise de position de Ségolène Royal sur ce point n'a été trouvée.

position estimée

XB

Xavier BertrandNous France

Plutôt pour

Position estimée : défenseur d'un patriotisme économique et d'une réindustrialisation totale, il préside une région qui accueille la sidérurgie de Dunkerque et des usines de batteries ; aucune déclaration trouvée sur des droits visant les produits chinois.

position estimée

Neutres ou non positionnés (3)

DD

Dominique de VillepinLa France humaniste

Neutre / non positionné

Devant les députés le 9 avril 2025, il redoute que des produits chinois refusés par les États-Unis arrivent en Europe « à très bas coût » et déstabilisent le marché européen, mais estime qu'« une négociation doit être engagée extrêmement rapidement avec la Chine », avec à la clé la « réciprocité », plutôt que de prôner une fermeture : position partagée.

source indirecte

FR

Fabien RousselParti communiste français

Neutre / non positionné

Position partagée : les députés du groupe GDR, emmenés par le communiste Stéphane Peu, estiment que sans « des mesures de protection des marchés européens » face aux surcapacités mondiales d'acier, la sidérurgie européenne est compromise (juin 2025) ; mais le Conseil national du PCF juge que le libre-échange comme « le protectionnisme nationaliste » « accentuent la guerre économique » et prône des traités de « maîtrise des échanges » négociés avec les BRICS, dont la Chine. Aucune déclaration de Roussel trouvée sur les voitures électriques chinoises.

source indirecte

FV

Fabien VerdierDivers gauche (sans étiquette)

Neutre / non positionné

Aucune position publique connue sur ce point.

position estimée

Contre (4)

AK

Anasse KazibRévolution permanente

Tout à fait contre

Son organisation affirme que « le protectionnisme est une impasse » (décembre 2025) et juge que si patronat et gouvernement veulent freiner les plateformes chinoises comme Shein, c'est « avant tout pour protéger leurs propres intérêts » ; position déduite pour les droits européens sur l'acier et les voitures chinoises.

source indirecte

NA

Nathalie ArthaudLutte ouvrière

Tout à fait contre

Lutte ouvrière rejette le plan acier européen dirigé contre l'acier chinois : « La politique protectionniste menée par les États ne vise pas à protéger les travailleurs mais les profits » (octobre 2025) ; elle dénonce aussi la « croisade antichinoise » de Macron et ses menaces de droits de douane (décembre 2025).

source directe

SL

Selma LabibNPA-Révolutionnaires

Tout à fait contre

Le NPA-Révolutionnaires qualifie le plan européen de quotas et de droits de 50 % sur l'acier importé de « protectionnisme guerrier dont se goinfrent les parasites, mais qui ne créera pas le moindre emploi » (octobre 2025).

source directe

FA

François AsselineauUnion populaire républicaine

Plutôt contre

En juillet 2026, l'UPR a dénoncé les sanctions européennes visant quatorze entreprises chinoises accusées de soutenir Moscou, et la riposte de Pékin qu'elles ont provoquée ; elle promet d'annuler ces sanctions, de relancer « la politique d'amitié, de coopération et de respect mutuel » avec la Chine et de demander l'adhésion de la France aux BRICS. Son protectionnisme général se conçoit à l'échelle nationale, après le Frexit.

source indirecte

Europe & international

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