Justice fiscale et pouvoir d'achat : Olivier Faure défend un rééquilibrage fiscal assumé : rétablissement d'un ISF rénové à dimension climatique, taxation des superprofits, soutien à la taxe Zucman sur les très hauts patrimoines, hausse du SMIC vers 1 600 € net héritée du programme du Nouveau Front populaire, et « capital républicain » versé à chaque jeune, financé par une réforme de l'héritage des plus fortunés.
Travail et retraites : il porte l'abrogation de la retraite à 64 ans selon une méthode graduelle qui l'a distingué de ses alliés : gel immédiat de la réforme, conférence de financement, puis retour à 62 ans. Il s'oppose au durcissement de l'assurance chômage et au RSA sous condition d'activité, et défend la revalorisation du point d'indice des fonctionnaires.
Transition écologique : partisan d'un développement massif des énergies renouvelables, il exige la publication de la programmation pluriannuelle de l'énergie et dénonce les « sirènes obscurantistes » anti-éoliennes. Sur le nucléaire, sa ligne est médiane : ni sortie sèche, ni relance dogmatique. Il soutient la rénovation thermique des logements, l'investissement ferroviaire et l'encadrement des pesticides.
Services publics : le PS de Faure a porté la loi Garot de régulation de l'installation des médecins contre les déserts médicaux, défend le réarmement de l'hôpital public, la revalorisation des enseignants et, après l'affaire Bétharram, un contrôle renforcé de l'enseignement privé sous contrat.
Europe et international : résolument pro-européen et attaché à l'OTAN, il plaide pour une défense européenne puissante, un soutien durable à l'Ukraine, la fermeté face à la Russie et le refus de l'accord UE-Mercosur.
République et société : il réclame la proportionnelle aux législatives, la limitation du 49.3 et défend une laïcité « de liberté » opposée à l'extension des interdits vestimentaires. Il a voté la légalisation de l'aide à mourir, soutient un plan massif contre les violences faites aux femmes et une légalisation encadrée du cannabis.
Immigration : à rebours des surenchères restrictives, il défend la régularisation des travailleurs sans papiers, s'est opposé à la loi immigration de 2023 qualifiée d'« indigne » et refuse la suppression de l'AME comme la remise en cause du droit du sol.