Positionnement : Dominique de Villepin défend un « gaullisme humaniste » : refus des « radicalités » de LFI et du RN, recherche d'un compromis républicain, autorité de l'État conjuguée à la justice sociale. Son projet s'articule autour de trois piliers — indépendance européenne, ordre républicain et « capitalisme d'intérêt général » — et il rejette explicitement la privatisation des services publics essentiels (santé, éducation, retraites). En juillet 2026, son programme complet n'est pas encore publié ; ses positions s'appuient sur ses déclarations et les premières mesures dévoilées.
Économie et finances : il fait du désendettement une priorité, avec une loi organique quinquennale de trajectoire du déficit, tout en rétablissant l'ISF et une « contribution des plus aisés » proportionnée au poids de la dette (il écarte en revanche la taxe Zucman). Il propose un fonds souverain doté de 100 milliards d'euros en cinq ans, une nouvelle taxe carbone et une fiscalité variable sur l'essence (prix encadré entre 1,75 et 2,50 €/litre).
Retraites et social : il veut abroger la retraite à 64 ans, « sortir de la logique d'âge légal » au profit d'un système par points fondé sur les annuités et la pénibilité. Il plaide pour des embauches massives à l'hôpital et dans l'Éducation nationale, un « bouclier santé » plafonnant le reste à charge selon les revenus et une couverture intégrale des soins essentiels.
Europe et international : euro-gaulliste, il propose un Conseil de sécurité européen (Allemagne, Espagne, France, Italie, Pologne), l'extension de la majorité qualifiée, une base industrielle de défense européenne avec « DARPA européenne », et un pilier européen « dans l'OTAN mais viable sans l'OTAN ». Sur l'Ukraine, il soutient la mobilisation européenne face à l'agression russe tout en prônant une issue négociée (« nouveau traité d'Helsinki »). Il a soutenu la reconnaissance de l'État de Palestine, dénoncé un « crime de génocide » à Gaza et demandé la suspension de l'accord UE-Israël.
Institutions : rééquilibrage des pouvoirs au profit du Parlement, limitation du 49.3, dose de proportionnelle et référendums citoyens.
Immigration et sécurité : fermeté républicaine revendiquée, mais refus de la « surenchère » et de la stigmatisation des immigrés et des minorités ; il critique l'alignement de la droite sur le RN.