Travail et salaires : cœur du projet Roussel, la revalorisation du travail passe par un SMIC porté à 1 500 € net, l'indexation des salaires et pensions sur l'inflation, la semaine de 32 heures, le retour de la retraite à 60 ans à taux plein et une sécurité de l'emploi et de la formation opposée au revenu universel, qu'il rejette au nom de la valeur travail.
Réindustrialisation et énergie : il promet une « nouvelle ère industrielle et agricole » — relocalisations, fonds public d'investissement, nationalisation de secteurs stratégiques (il évoque TotalEnergies), pôle public bancaire. Le mix énergétique combine nouveaux réacteurs EPR2 et énergies renouvelables sous maîtrise publique, avec sortie du marché européen de l'électricité pour faire baisser les factures.
Fiscalité : rétablissement d'un ISF renforcé, taxation accrue des hauts revenus, du capital et des superprofits, lutte contre l'évasion fiscale, et conditionnement des aides publiques aux entreprises à des contreparties sociales et écologiques.
Services publics : recrutements massifs dans la santé, l'éducation, la justice, les transports et l'université ; remboursement des soins à 100 % par la Sécurité sociale ; pôle public du médicament ; construction massive de logements sociaux.
République et sécurité : réduction des pouvoirs présidentiels au profit du Parlement et des citoyens (VIe République, proportionnelle, référendum d'initiative citoyenne), laïcité ferme, égalité femmes-hommes. Sur la sécurité, ligne assumée : 30 000 policiers et gendarmes supplémentaires et sanctions durcies contre les atteintes aux agents publics.
Immigration : position en évolution — défense du droit d'asile et régularisation des travailleurs sans papiers, mais ouverture en juin 2026 d'un débat « sans tabou » : critères économiques et sociaux objectifs, conditions de résidence plus exigeantes pour le droit du sol et référendum sur la régulation de l'immigration légale.
International : diplomatie et droit international, sortie de l'OTAN au profit d'une conférence paneuropéenne de sécurité, refus de « l'économie de guerre », des traités de libre-échange type Mercosur et des règles budgétaires européennes contraignantes, pour une UE réorientée vers la coopération et les droits sociaux.