Ligne générale : Jérôme Guedj revendique une gauche « républicaine, européenne, universaliste, laïque, sociale et écologiste » et « le courage de la nuance ». Candidat déclaré hors primaire de la gauche, il assume une rupture avec une gauche qui, selon lui, « hésite sur la République et l'universalisme », tout en restant fermement ancré à gauche sur les questions sociales.
Justice fiscale et économie : il défend la taxe Zucman sur les très hauts patrimoines afin de « mettre à contribution les grandes entreprises et les hauts patrimoines » et d'épargner les classes moyennes et populaires. Il s'oppose au néolibéralisme et à la « marchandisation des biens essentiels », veut lutter contre la concentration des richesses et porte un plan d'investissement vert conciliant emploi, transition écologique et réindustrialisation.
Travail et retraites : opposé à la retraite à 64 ans, jugée « socialement injuste », il a contribué à obtenir la suspension de la réforme et défend une réouverture du débat avec les partenaires sociaux dans une logique de compromis social.
Santé et grand âge : c'est son domaine signature. Il propose une loi de programmation pour le grand âge dotée d'environ 10 milliards d'euros d'ici 2030 pour « garantir le droit de vieillir dignement », une programmation pluriannuelle de la santé, la régulation de l'installation des médecins contre les déserts médicaux (soutien à la loi Garot), la défense de l'hôpital public et le maintien de l'Aide médicale d'État, dont il souligne que la suppression coûterait plus cher qu'elle ne rapporterait.
République et laïcité : il réclame une véritable « politique publique de la laïcité » (formation des enseignants et soignants), refuse tout compromis sur l'universalisme et combat le racisme et l'antisémitisme. Il assume la fermeté sur le régalien, la sécurité et la défense.
Europe et international : pro-européen assumé, il veut une « Europe souveraine, démocratique, sociale et écologique » et soutient l'aide à l'Ukraine.
Écologie et société : il prône une « transition écologique populaire » qui protège les classes populaires, rejette les reculs environnementaux, défend la mobilité comme bien commun et les territoires ruraux. Il a voté pour la légalisation de l'aide à mourir, assortie de garde-fous protégeant les plus vulnérables.