Ligne générale : Karim Bouamrane défend une « France humaine et forte », articulant protection sociale, autorité républicaine et amélioration concrète du quotidien. Il se réclame d'une gauche de gouvernement « ancrée dans le réel », refuse le face-à-face entre le Rassemblement national et La France insoumise et fait de la rupture avec LFI un marqueur.
Sécurité et ordre républicain : fort de son bilan municipal (police municipale multipliée, commissariat inauguré en 2023, couvre-feu des mineurs, démantèlement des points de deal), il place la lutte contre le narcotrafic et la sécurité du quotidien au premier rang, en les liant à la rénovation urbaine, à l'école et à l'emploi des jeunes. Il revendique « ordre, autorité, respect, civisme ».
Logement, santé, école : il veut construire et rénover massivement (« il manque un demi-million de logements »), pérenniser l'encadrement des loyers et le permis de louer, sanctionner les maires ne respectant pas les 25 % de logements sociaux, lutter contre les déserts médicaux, garantir « une éducation de qualité » et « démocratiser l'excellence » par un investissement massif dans l'école publique.
Économie et travail : réformiste et favorable à la libre entreprise, il veut que « travailler paye », juge irréalistes la retraite à 60 ans et le SMIC à 1 600 euros, mais dénonce un système où « c'est le capital qui paie, c'est l'héritage qui paie » et réclame une taxation accrue des hauts revenus et des grandes successions. Sur les retraites, il veut « casser le tabou de l'âge » au profit d'une réforme intégrant pénibilité et parcours de carrière. Il prône la simplification administrative et la relocalisation des secteurs stratégiques « sans protectionnisme aveugle ».
Souveraineté, Europe et défense : il promet d'augmenter l'effort de défense pour crédibiliser la dissuasion, plaide pour un emprunt européen mutualisé de défense, défend une Europe « des frontières gardées » et une souveraineté énergétique, industrielle, numérique et alimentaire, avec une intelligence artificielle maîtrisée par la puissance publique.
Immigration et laïcité : ni « accueil sans limite » ni criminalisation : accueillir dignement ceux qui ont le droit de rester, agir à la source des migrations, reconduire ceux qui se maintiennent irrégulièrement. Il défend une laïcité « sans compromis et sans instrumentalisation », combat à la fois l'antisémitisme et l'islamophobie et refuse les polémiques vestimentaires.
Protection des femmes et des enfants : il érige en grande cause nationale « l'ère de la protection des enfants et des femmes » (violences conjugales, inceste).
International : soutien à la solution à deux États, condamnation des attaques du Hamas et de la politique de Benyamin Netanyahou, fierté affichée lors de la reconnaissance de l'État de Palestine par la France en septembre 2025.