Redressement des finances publiques : c'est l'axe central de sa candidature. Il propose de ramener le déficit public de plus de 5 % à 2 % du PIB en fin de quinquennat, sans nouvel impôt, d'inscrire une « règle d'or » budgétaire dans la Constitution — si possible par référendum — et présente le désendettement comme une condition de la souveraineté française. Il est opposé au rétablissement de l'ISF.
Travail et retraites : reprendre la réforme de 2023 puis atteindre « en moins de dix ans » un départ à 65 ans avec 45 annuités, assorti d'un volet de capitalisation (projet présenté le 29 septembre 2026) ; indemnisation du chômage limitée à douze mois pour les moins de 50 ans ; défiscalisation du travail supplémentaire, conditionnalité renforcée du RSA, baisse des impôts de production et simplification pour les entreprises.
École : il promet « la refondation la plus importante depuis Jules Ferry » : recentrage sur les savoirs fondamentaux, autorité des professeurs restaurée, exigence et transmission au cœur du système éducatif.
Ordre régalien : exécution effective des courtes peines, construction de nouvelles places de prison, peines planchers pour les infractions les plus graves et expulsion des étrangers délinquants — une fermeté résumée par sa promesse de « remettre de l'ordre ».
Immigration choisie et maîtrisée : quotas annuels d'immigration débattus et votés au Parlement, durcissement du regroupement familial, immigration de travail assumée dans les secteurs en tension et normalisation des relations avec l'Algérie pour faciliter les éloignements ; à Mayotte seulement, suspension totale du droit du sol pendant plusieurs années.
Europe, défense, Ukraine : soutien sans ambiguïté à l'Ukraine (déplacement à Kiev en mai 2026), défense de son adhésion à l'Union européenne, hausse de l'effort de défense français et construction d'une défense européenne, la sécurité du continent étant présentée comme un « test de crédibilité » pour la France.
Énergie et écologie pragmatiques : continuité pro-nucléaire, mix électrique décarboné, préférence pour l'incitation plutôt que la norme et réserves sur les interdictions sèches (véhicules thermiques en 2035, pesticides sans alternative).
Méthode et institutions : recours revendiqué au référendum pour les grandes réformes, attachement à la Ve République — il est opposé au RIC comme à la proportionnelle — et décentralisation défendue par l'ancien maire du Havre.