Salaires et emploi : la campagne place au premier rang la question des salaires : 400 euros net d'augmentation pour tous, aucun salaire, pension ou allocation inférieur à 2 000 euros net et indexation sur les prix. La candidate réclame l'interdiction de tous les licenciements, le partage du temps de travail sans perte de salaire, la fin des subventions aux grands groupes et des embauches massives dans les services publics.
Retraites et protection sociale : retraite à taux plein à 60 ans au plus tard ou après 37 ans et demi de travail, annulation de la réforme de 2023, défense des indemnités de chômage face aux réformes et refus du RSA conditionné à des heures d'activité, qualifié de « mise au travail forcée ».
Rupture avec le capitalisme : le NPA-R vise « une société débarrassée de l'exploitation et des oppressions, fondée sur la propriété collective des moyens de production ». Il juge les mesures fiscales (ISF, taxe Zucman, superprofits) insuffisantes tant que « les capitalistes resteront aux commandes » et prône l'expropriation des banques et la socialisation des grands groupes sous contrôle des travailleurs : « c'est nous qui produisons tout, donc c'est à nous de décider de tout ».
Frontières et antiracisme : ouverture des frontières, liberté de circulation et d'installation, régularisation de tous les sans-papiers, égalité des droits entre travailleurs français et étrangers ; lutte contre le racisme et l'islamophobie, contre une laïcité jugée détournée contre les musulmans ; la police est analysée comme « le bras armé de l'État et donc du patronat ».
Guerre et international : « ces guerres ne sont pas les nôtres » : opposition à la hausse des budgets militaires, refus du service national universel, « troupes russes hors d'Ukraine » mais aussi « troupes de l'Otan hors d'Europe et du reste du monde », refus d'appeler aux livraisons d'armes occidentales, solidarité avec le peuple palestinien contre « l'État colonial » israélien, la reconnaissance de l'État de Palestine étant jugée « poudre aux yeux ». Rejet du protectionnisme comme du libre-échange, et d'une Union européenne vue comme « machine à garantir les profits ».
Écologie : réduction progressive du nucléaire et opposition aux nouveaux EPR, transition vers une énergie « dénucléarisée et décarbonée, donc renouvelable », transports collectifs gratuits et renforcés, dans une économie planifiée « dans le respect de l'environnement » sous contrôle ouvrier plutôt que par le marché.
Institutions et stratégie : le parti ne mise ni sur les urnes ni sur une nouvelle constitution mais sur la grève générale ; il refuse toute union avec la gauche institutionnelle, La France insoumise comprise, après avoir proposé à Lutte ouvrière une campagne commune, déclinée.