Travail et pouvoir d'achat : Gabriel Attal place le travail au centre de sa candidature. Il propose un « choc » de 40 milliards d'euros pour rapprocher le salaire net du brut — l'équivalent d'un « 13e mois pour tous » —, la suppression du plafond annuel de 220 heures supplémentaires, une refonte complète du code du travail et la relance d'une réforme de l'assurance chômage plus incitative au retour à l'emploi. Sur les retraites, il veut supprimer la notion d'âge légal au profit d'un système fondé sur la durée de cotisation, et s'oppose à l'abrogation de la réforme de 2023.
Immigration choisie : inspiré du modèle canadien, il défend des quotas d'immigration définis avec les partenaires sociaux et votés par le Parlement, la priorité à l'immigration de travail sur le regroupement familial et des critères d'intégration (langue, valeurs de la République). Il résume sa ligne par « accueillir moins pour accueillir mieux » et souhaite renégocier les accords bilatéraux avec l'Algérie.
Énergie et climat : pro-nucléaire assumé, il veut lancer quatorze nouveaux réacteurs tout en développant les énergies renouvelables, dénonce la « grande régression climatique » portée selon lui par LR et le RN, et promet 20 % de réduction d'émissions supplémentaires. La planification écologique reste dans la continuité du macronisme.
École et jeunesse : héritier de son passage rue de Grenelle, il défend l'autorité à l'école (tenue unique expérimentée, lutte contre le harcèlement), le recentrage sur les savoirs fondamentaux et les groupes de niveau. Avec le pédopsychiatre Marcel Rufo, il propose d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et déclare « l'état d'urgence contre les écrans ».
Institutions : sans remettre en cause la Ve République, il promet une refonte de l'organisation institutionnelle : recours plus fréquent au référendum — y compris sur le modèle social —, réduction du nombre de parlementaires et simplification des strates territoriales.
Europe et défense : pro-européen, il soutient l'aide militaire à l'Ukraine, un réarmement ambitieux et veut faire de la France « la première puissance d'Europe ». Sur les sujets de société, il a voté pour la légalisation de l'aide active à mourir et incarne une ligne de laïcité stricte.