Souveraineté productive et énergie : Philippe Brun place la production au cœur de son projet, détaillé dans son livret économique « Produire ». Il propose le retour au monopole public d'EDF pour obtenir « l'électricité décarbonée la moins chère d'Europe », la sortie du marché européen de l'électricité, la poursuite conjointe de la relance du nucléaire et du rattrapage des énergies renouvelables, des contrats de compétitivité nucléaire pour l'industrie et la création d'une compagnie nationale des mines pour les métaux critiques.
Réindustrialisation et protection commerciale : plan France 2040 de 50 milliards d'euros, fonds régionaux d'investissement alimentés par l'épargne des ménages, suppression de la C3S et baisse des impôts de production, sanctuarisation de 25 000 hectares de foncier industriel hors ZAN, commande publique orientée vers la production française, et barrières tarifaires et non tarifaires européennes pour protéger les secteurs stratégiques, sans exclure de déroger aux règles européennes jugées néfastes.
Salaires et pouvoir d'achat : le « salaire Brun » instaure une décote progressive de CSG sur les salaires inférieurs à 4 000 euros bruts, financée par une hausse de la CSG sur le capital. S'y ajoutent une super-participation obligatoire sur les profits et dividendes exceptionnels, une TVA flottante sur les carburants, des frais de notaire progressifs et la généralisation de l'encadrement des loyers à la main des maires.
Fiscalité et comptes publics : rétablissement de l'ISF sur les biens non professionnels, prélèvement de 0,3 % sur les grands patrimoines professionnels, suppression de la flat tax, réforme des successions élargissant l'assiette par le haut tout en abaissant les droits pour 99 % des transmissions. Il vise un déficit sous 3 % du PIB en 2032, soit 120 à 150 milliards d'économies en cinq ans, par la débureaucratisation, la réduction des doublons territoriaux et la désindexation des pensions supérieures à 3 000 euros.
Retraites : il propose de soumettre à référendum un nouveau système ouvrant les droits à 62 ans, avec un âge du taux plein indexé sur l'espérance de vie, et d'abonder le Fonds de réserve pour les retraites de 15 milliards d'euros par an — une dose de capitalisation collective gérée par les syndicats, position inhabituelle à gauche.
Services publics : « grande Sécu » faisant de la Sécurité sociale le rembourseur unique des soins essentiels, régulation de l'installation des médecins, conditionnement de l'argent public versé aux cliniques, baisse des effectifs par classe, revalorisation de 20 % du traitement des enseignants, plan ferroviaire adossé aux recettes des autoroutes et loi de programmation de l'adaptation climatique.
Ligne politique : venu de la « France périphérique », il revendique une gauche populaire inspirée du courant britannique Blue Labour, refuse une candidature commune avec Jean-Luc Mélenchon et réclame l'éloignement effectif des étrangers dangereux sous OQTF tout en défendant les travailleurs étrangers intégrés.