Budget 2027 · En débat à l'Assemblée
Budget 2027 : économiser ou taxer ? Ce que proposent les candidats
43 milliards d'euros de mesures nouvelles, des pensions moins revalorisées au-delà de 1 260 euros, des allocations gelées : le budget 2027 est en débat à l'Assemblée. Réduire la dépense, taxer davantage les plus riches, revenir sur la réforme des retraites : voici où se situent les candidats.
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Le gouvernement a présenté le 1er octobre son projet de budget pour 2027. Objectif : ramener le déficit public à 5,0 % du produit intérieur brut, contre 5,4 % prévus cette année, avec une croissance attendue à 1,0 %. Il annonce 43 milliards d'euros de mesures nouvelles, 54 milliards en comptant la montée en puissance de celles déjà engagées. Pas de hausse générale des impôts : la surtaxe sur les très grandes entreprises est maintenue mais réduite, la contribution minimale des très hauts revenus prolongée. Côté dépenses, les aides au logement ne seront pas revalorisées, les allocations familiales et le point d'indice des fonctionnaires sont gelés.
Les retraites au cœur de la bataille
La mesure la plus contestée vise les retraités. Dans le budget de la Sécurité sociale, seules les pensions jusqu'à 1 260 euros, soit environ un tiers des retraités, suivraient l'inflation en janvier ; au-delà, la revalorisation serait plus faible, fixée par décret. Geler toutes les pensions au-dessus de ce seuil rapporterait « environ 4 milliards d'euros », selon le gouvernement, qui se dit ouvert à une revalorisation partielle entre 1 260 et 2 000 euros. « Il faut que tout le monde contribue », défend le ministre Jean-Pierre Farandou, qui reconnaît une mesure « assez rude ».
Les députés ont déjà marqué leur opposition. Le 15 octobre, ils ont supprimé, par 116 voix contre 30 et contre l'avis du gouvernement, le plafonnement de l'abattement fiscal de 10 % des retraités. Le 16 octobre, en commission des affaires sociales, des groupes allant du RN à LFI ont supprimé la sous-indexation des pensions, avant de rejeter l'ensemble du budget de la Sécurité sociale. L'examen dans l'hémicycle, prévu à partir du mardi 20 octobre, repart de la version initiale du gouvernement.
Quatre mesures du quiz, candidat par candidat
Pour redresser les comptes, deux voies s'opposent : réduire la dépense publique, ou trouver de nouvelles recettes, notamment auprès des plus aisés et des grandes entreprises. Le quiz de Prési2027 pose les deux questions, et celle de la réforme des retraites. On n'affiche ici que les positions sourcées : une position estimée n'est prêtée à personne.
Dépense publique
« Réduire fortement la dépense publique pour désendetter la France »
- Pour (9)
- Bruno Retailleau, David Lisnard, Édouard Philippe, Éric Zemmour, Gabriel Attal, Xavier Bertrand, Dominique de Villepin, Florian Philippot, Juan Branco
- Contre (10)
- Anasse Kazib, Delphine Batho, Fabien Roussel, François Ruffin, Marine Tondelier, Nathalie Arthaud, Selma Labib, Fabien Verdier, François Asselineau, Karim Bouamrane
- Partagés (2)
- Bernard Cazeneuve, Marine Le Pen
Sans position documentée : 3 candidats.
Chez les visiteurs du site : 54 % pour, 33 % contre (656 réponses).
Le détail, candidat par candidat, avec les sourcesImpôt sur la fortune
« Rétablir un impôt sur la fortune (ISF), éventuellement élargi ou renforcé »
- Pour (17)
- Anasse Kazib, Delphine Batho, Dominique de Villepin, Fabien Roussel, Florian Philippot, François Ruffin, Jean-Luc Mélenchon, Juan Branco, Marine Tondelier, Nathalie Arthaud, Raphaël Glucksmann, Selma Labib, Bernard Cazeneuve, François Asselineau, Karim Bouamrane, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan
- Contre (5)
- Bruno Retailleau, David Lisnard, Édouard Philippe, Éric Zemmour, Xavier Bertrand
Sans position documentée : 2 candidats.
Chez les visiteurs du site : 65 % pour, 26 % contre (661 réponses).
Le détail, candidat par candidat, avec les sourcesSuperprofits
« Taxer davantage les superprofits des grandes entreprises »
- Pour (12)
- Anasse Kazib, Fabien Roussel, François Ruffin, Jean-Luc Mélenchon, Juan Branco, Marine Tondelier, Raphaël Glucksmann, Dominique de Villepin, Florian Philippot, Karim Bouamrane, Nicolas Dupont-Aignan, Selma Labib
- Contre (2)
- David Lisnard, Édouard Philippe
Sans position documentée : 10 candidats.
Chez les visiteurs du site : 64 % pour, 27 % contre (259 réponses).
Le détail, candidat par candidat, avec les sourcesRetraites
« Abroger la réforme des retraites et revenir à un âge légal de départ à 62 ans ou moins »
- Pour (16)
- Anasse Kazib, Delphine Batho, Fabien Roussel, Florian Philippot, François Ruffin, Jean-Luc Mélenchon, Juan Branco, Marine Le Pen, Marine Tondelier, Nathalie Arthaud, Nicolas Dupont-Aignan, Selma Labib, Bernard Cazeneuve, Dominique de Villepin, Fabien Verdier, François Asselineau
- Contre (7)
- Bruno Retailleau, David Lisnard, Édouard Philippe, Éric Zemmour, Gabriel Attal, Xavier Bertrand, Raphaël Glucksmann
- Partagés (1)
- Karim Bouamrane
Chez les visiteurs du site : 53 % pour, 34 % contre (659 réponses).
Le détail, candidat par candidat, avec les sourcesLa revalorisation des pensions n'a pas sa propre question dans le quiz : les positions des candidats sur la sous-indexation restent à documenter.
Et toi ?
Es-tu favorable au déploiement de militaires pendant les manifestations du samedi 24 octobre ?
C'est le débat de la semaine : un vote d'un clic, puis l'avis des autres visiteurs. Et pour savoir quel candidat te ressemble sur ces sujets et sur tous les autres, le quiz prend trois minutes.
Sources
- LCP, 1er octobre 2026 : « Retraites, arrêts de travail, APL… : les principales mesures prévues par le gouvernement dans son projet de budget pour 2027 »
- Le Monde du Droit, 2 octobre 2026 : dépôt du projet de loi de finances pour 2027 à l'Assemblée nationale
- franceinfo, 15 octobre 2026 : « Budget 2027 : les députés rejettent le plafonnement d'un abattement fiscal pour les retraités »
- Public Sénat, 15 octobre 2026 : « Désindexation des retraites au-delà de 1260 euros : "Il faut que tout le monde contribue", insiste le ministre Jean-Pierre Farandou »
- LCP, 16 octobre 2026 : « Budget de la Sécu : rejeté en commission par les députés, le texte sera examiné à partir de mardi dans l'hémicycle »